
Il était une fois un fermier qui vivait dans un village rural pauvre. On le considérait pourtant comme riche, car il possédait un cheval pour labourer ses terres et transporter ses marchandises. Un jour, son cheval s’enfuit. Les voisins trouvèrent cela terrible, mais le fermier dit simplement :« Qui peut dire ce qui est malchance ou chance ? »
Quelques jours plus tard, le cheval revint, accompagné de deux chevaux sauvages. Les voisins le félicitèrent pour sa chance, mais le fermier répondit encore :« Qui peut dire ce qui est chance ou malchance ? » Le lendemain, le fils du fermier tenta de monter l’un des chevaux sauvages. L’animal se cabra, le garçon tomba et se cassa la jambe. Les voisins vinrent lui exprimer leur compassion, mais le fermier répondit une fois de plus :« Qui peut dire ce qui est malchance ou chance ? » Une semaine plus tard, des soldats arrivèrent au village pour enrôler les jeunes hommes. À cause de sa jambe cassée, le fils ne fut pas emmené. Les voisins dirent alors au fermier qu’il avait finalement beaucoup de chance, mais il répondit encore :« Qui peut dire ce qui est chance ou malchance ? »

Piste de réflexion
La chance ou la malchance ne dépend pas des événements, mais de la façon dont on y réagit.Une vie heureuse signifie-t-elle seulement réussir ses examens, obtenir un diplôme, trouver un travail, faire carrière et fonder une famille ? Peut-être que la vie est plus simple si l’on apprend simplement à être heureux.
Beaucoup de choses que nous poursuivons ne sont que des plaisirs passagers. Elles donnent une joie temporaire, puis disparaissent, nous poussant à chercher encore.
Le vrai bonheur est plus simple :Je choisis d’être heureux. Ce sont souvent les circonstances qui rendent cela difficile. Le bonheur se trouve souvent dans les choses les plus simples — et c’est à toi de savoir les voir.
