
Tais-toi, travaille dur et persévère !L’élève aspirant cherche un enseignant capable de transmettre les bases d’un art martial. Rien, dans le processus d’apprentissage du budō, n’est plus important qu’un bon enseignant. Ce n’est pas celui qui possède le plus de grades, mais celui qui a des années d’expérience, qui a lui-même traversé le processus d’apprentissage et qui donne l’exemple par son engagement et son comportement. L’enseignant n’épargne pas ses élèves, mais impose des exigences strictes et justes. En plus d’un bon professeur, une forte volonté est nécessaire pour répondre aux attentes de l’entraînement. L’élève sera également confronté à son ego — notamment l’entêtement, l’égocentrisme et l’impatience.
Malgré cela, l’élève doit se soumettre à la guidance de l’enseignant et faire exactement ce qui est demandé.
« Tout doit être exécuté exactement comme montré, et l’élève n’a pas son mot à dire ! »
C’est une période de silence et d’obéissance. Durant cette phase, l’enseignant cherche aussi à développer chez l’élève les qualités liées au concept de Junanshin (patience, confiance, humilité, ouverture et engagement). Pendant cette période, l’élève éprouve souvent des difficultés à exécuter ou à accepter des choses dont il ne comprend pas encore le sens. La seule attente est qu’il suive les instructions, adopte une attitude docile et persévère. Réussir cette phase constitue une base solide pour la poursuite de la pratique du budō.
Après avoir complété la première phase, l’écart technique entre l’enseignant et l’élève n’est plus aussi important. L’élève se retrouve désormais en tête du groupe et sert d’exemple aux débutants. Durant cette période, le budō devient de plus en plus personnel. L’élève développe, en quelque sorte, sa propre manière de bouger. Il commence également à former ses propres opinions et idées. L’enseignant encourage l’élève à élargir ses horizons, à s’entraîner dans d’autres dojos et à travailler avec différentes personnes. L’élève doit désormais appliquer ses connaissances dans de nouvelles situations, sans l’aide directe de son enseignant. Il est maintenant autonome. Grâce à ce qu’il a acquis, il apprend de nouvelles techniques, vit de nouvelles expériences et rencontre des personnes aux perspectives très différentes. À travers ces expériences, ses connaissances et ses compétences grandissent, et une identité unique se développe — son budō mûrit.
Après cette phase, l’élève peut revenir auprès de son enseignant pour devenir assistant, ou ouvrir son propre dojo et transmettre à son tour, en s’appuyant sur son expérience et ses connaissances accumulées.
Réflexion
« Découvrez comment le concept ancien de Shu-Ha-Ri rejoint Onko Chishin — étudier profondément le passé pour en appliquer la sagesse dans le présent. » Shu-Ha-Ri moderne
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