
Un vieux fermier des collines marcha des kilomètres dans la neige épaisse pour assister au service du dimanche dans une petite chapelle isolée. Lorsqu’il arriva, il constata qu’il était le seul fidèle, à part le pasteur. « Je ne suis pas sûr que cela vaille la peine de commencer le service », dit le pasteur. « Peut-être devrions-nous rentrer chez nous pour nous réchauffer. » Le vieil homme répondit :« Je ne suis qu’un simple fermier. Mais quand je vais nourrir mon troupeau et qu’un seul animal se présente, je ne le laisse certainement pas repartir le ventre vide. » Touché, le pasteur décida de continuer. Il donna le service complet — chants, lectures, sermon — comme si la chapelle était pleine. Après près de deux heures, il conclut avec fierté :« Peu importe la taille de l’audience, notre devoir de servir demeure. »
Sur le chemin du retour, il demanda :« Est-ce que c’était bien ? »
Le fermier sourit et répondit :« Je ne suis qu’un simple fermier. Mais quand un seul animal se présente… je ne le force pas à manger toute la nourriture prévue pour le troupeau. »

Piste de réflexion
Faire son devoir est noble, mais la vraie sagesse consiste à savoir l’adapter aux besoins réels de la personne en face de soi.
